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 I'm so sorry William. Really. ~ Héroliam

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MessageSujet: I'm so sorry William. Really. ~ Héroliam   Jeu 12 Nov - 20:14



   
No time for goodbye she said as she faded away
   
William & Héroïne

   
Voilà près de deux semaines que j'étais revenue à Whitby et je n'avais encore revue personne, ni mes parents, ni mes frères et sœurs, ni même William. La peur s'emparait de mon être quand je me décidais à y aller, et cette peur me paralysant, je partais dans la direction opposé les larmes aux yeux, courant à en perdre haleine. J'avais peur du rejet qu'il me montrerait même si je savais que je lirais de la fierté dans le regard de mon frère ainé Vince. Lui-même qu'il m'avait conseillé de m'envoler le jour de mon mariage. Il était fier de ce que j'étais malgré tout ça, et je savais qu'il serait le seul à ne pas me rejeter malgré ses six ans d'absence. Ma famille me manquait, réellement. Mais pas plus que ma famille adoptive: Heaven, William. J'avais trahie ma meilleure amie, perdue l'amour de ma vie par lâcheté et cupidité. J'avais tout perdue, et j'étais là pour recoller les pots cassés. Mais comme toujours je repoussais l'échéance pour mieux me préparer à les affronter.
Aujourd'hui était un jour comme un autre, j'assurais mon service au restaurant de bord de mer, puis j'allais errer sur le bord de mer à réfléchir à tout ce que j'avais perdu, pour ensuite dessiner la beauté de ce monde et de son regard, que je dessinais chaque jour pour ne jamais l'oublier. Et pour finir j'allais rentrer pour m'occuper de Mistral. Chaque jour, je repoussais l'échéance de le revoir et pourtant je mourrais d'envie de le revoir. J'avais terminé mon service, je mettais mon sac en bandoulière, quand mon patron me happait au moment où je m'apprêtais à sortir.

"- Héro', Nina m'a fait faux-bond, et j'ai personne pour assurer le coup de feu. Tu veux bien le faire ? S'il te plait. Tu seras payé double bien sûr !"


Imprévue mais j'acceptais avec plaisir, je n'allais pas me faire prier pour un peu de beurre dans mes épinards. Alors j'assurais le service double et fut efficace pour le coup de feu du midi. Avec Jackson on faisait une équipe d'enfer, il plaçait et je prenais les commandes dans une totale harmonie et dans un sourire des plus parfaits.
Le service arrivait à sa fin et Jackson m'envoyait à une table en me murmurant à l'oreille :

"- L'homme là-bas vient de se prendre un lapin par sa femme si j'ai bien compris, arme toi de ton plus beau sourire pour qu'il reste quand même manger, c'est ta mission du jour."

Il me fit un clin d’œil et je ne pus m'empêcher de lever les yeux au ciel en riant tout de même. Alors je me dirigeais vers ma mission, le sourire aux lèvres, m'armant de ma belle voix enjouée et de mon calepin prête à prendre la commande de cet homme.

"- Bonjour. Bienvenue au Quarter Deck, puis-je prendre votre commande ? Je peux aussi vous accompagner si vous vous sentez seul."

Mon regard se relevait sur cet homme et un éclat de mon passé me revenait droit en pleine figure comme un boomerang à pleine vitesse. William était devant moi, encore plus beau que dans mes rêves, que sur mes dessins. Il était là, et j'ignorais ce que je devais faire à présent.

   
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Eleanor Brewer
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MessageSujet: Re: I'm so sorry William. Really. ~ Héroliam   Ven 13 Nov - 1:40



   
No time for goodbye she said as she faded away
   
William & Héroïne

   
C'était un certain en train que William était sorti de son travail. En effet, c'était bien la première fois depuis quelques heures maintenant qu'il s'autorisait à sourire. Après tout, il allait enfin rejoindre celle qu'il aimait pour dîner que rêver de mieux hein ? Cela le changerait de tout ces vieux grincheux qu'il rencontrait au travail. En effet, cela faisait à peine une semaine qu'il avait repris le travail, suite à son accident regrettable de vélo, que déjà les réunions ou encore les remarques de son père le minait. Oui son père. Ce dernier, malgré la succession donnée à son fils, s'arrangeait toujours pour faire irruption dans les décisions de William en ce qui concernait l'entreprise. "Soit un peu plus ferme, soit un peu plus ceci, soit un peu plus cela..." Cela avait toujours été ainsi, avec son père. Cela ne changerait pas de sitôt. Pourtant, le blond avait une envie irrésistible de tout plaquer. Réellement. Il comptait presque les jours qui le séparerait enfin de l'emprise de son père. Certes, il aimait son père bien évidemment, mais il ne supportait pas ses interventions. C'était un peu comme sa vie sentimentale tiens... Non, il ne devait pas penser à ça. Il secoua alors doucement la tête tout en prenant sa veste, tentant de chasser ses mauvaises pensées. Après qu'il allait retrouver la jolie Becca, il ne voulait en aucun cas ternir le tableau par le passé. Non, non et re-non. Ainsi, il revêtit bien vite sa veste et traversa les locaux de son entreprise pour enfin sortir au grand air. Cela faisait du bien un peu d'air frais. Après tout, les longues journées enfermés dans un bureau n'avait jamais réellement été bénéfiques à qui que ce soit bien évidemment. Ainsi, c'est avez joie qu'il se dirigea vers sa propre voiture. Oui, un moment passé avec sa femme l'enchantait. Quoi de mieux ? Il l'aimait tellement. Il ne pouvait décemment pas imaginer sa vie sans elle. Pas après tout ce qu'il avait enduré, tout ce qu'ils avaient enduré et surmonté ensemble, main dans la main comme toujours. Ainsi, le trajet menant au dit restaurant, choisi spécialement par sa femme, Becca, ne fut pas long. Quelques dizaines de minutes tout au plus. D'ailleurs, elle devait sans aucun doute y être déjà. Après tout, leur appartement et aussi l'école de danse de Becca n'étaient qu'à quelques lieux du restaurant. Ainsi, il y arriva. Néanmoins, à son arrivée, Becca n'était pas encore là. On le plaça quand même, sa femme ne devant pas tarder. Il prit place alors sur une des deux chaises, attendant en regardant autour de lui. C'est à ce moment-là que son portable se mit à sonner. Il décrocha. « Allô ? » dit-il alors par réflexe. « William ? C'est moi, hm.. C'est pour te dire que je ne pourrais pas être là pour déjeuner avec toi... Je dois terminer mon cours et bosser sur quelques petites choses. Je suis désolée, je savais que tu te faisais une joie de ce déjeuner... » dit-elle alors toute penaude. William devinait aisément le visage que sa femme devait avoir : Une mine triste et peinée. « Tu ne peux réellement pas reporter ça ... ? » tenta-t-il alors. « J'ai mon cours ce soir et je ne suis pas du tout prête. Mais si tu veux, tu peux toujours manger là-haut, je sais que tu adores ce restaurant-là... » William soupira alors doucement. Tout à coup, cela semblait nettement réjouissant ce déjeuner. « Et toi donc ? Tu mangeras à l'école ? » Un petit silence de quelques secondes s'en suivit. « Oui, je vais faire un truc à vite fait avec le micro-ondes de la salle de repos. Ne t'inquiètes pas pour moi. On se voit ce soir d'accord ? Pour me faire pardonner, je te réserve une surprise.. A ce soir, chéri. » Un ton mystérieux et surtout malicieux fut employé par la jeune femme. Il n'en fut pas plus pour intriguer le jeune homme. « J'ai hâte de voir tout ça alors.. A ce soir ! » Il raccrocha alors, un sourire toujours planté sur les lèvres. Stupide amour tiens. Enfin... Tout de suite, il eut le réflexe de demander à ce qu'on retire le couvert de trop. Il mangerait ici. Après tout, maintenant qu'il était ici autant en profiter non ? D'ailleurs, il n'eut même pas besoin d'ouvrir la carte qu'il savait déjà ce qu'il prenait. De toute façon, n'aurait-il pas eu le temps que déjà une voix se fit entendre. « Bonjour. Bienvenue au Quarter Deck, puis-je prendre votre commande ? Je peux aussi vous accompagner si vous vous sentez seul. » Il ne releva alors pas encore la tête, penché encore sur la carte des vins. « Bonjour, bien sûr, je ... » A vrai dire, sa phrase se coupa nette dans son élan. Il avait relevé les yeux vers la jeune fille, debout devant lui, découvrant alors son interlocutrice. Ces cheveux brubs, ces yeux noisettes, ce visage fin... Tout cela, il semblait le connaître si bien. Peut-être trop. A vrai dire, en une fraction de millième de seconde, il avait l'impression de revenir des années durant. Revenir à une époque lointaine. Il ressentait presque cette désagréable sensation de redevenir l'adolescent qu'il avait été. Tout cela à cause d'un simple visage, d'une simple personne. C'était fou ce que certaines personnes pouvaient produire sur d'autres. Il n'aurait jamais cru la revoir un jour. Elle était partie pour toujours selon lui, et cela avait été sans doute le mieux pour tout le monde. Oui, sa présence semblait presque irréelle aux yeux de William. Qui l'aurait cru ? A vrai dire, il avait presque occulté l'histoire du restaurant. Tout était effacé presque. Pourtant, seulement deux petites secondes s'étaient déroulées entre temps. Deux petites secondes qui parurent une éternité selon le blond. Il ne put achever sa phrase commencée. Non, il la laissait en suspens dans l'air. Pourtant, bien vite, il reprit ses esprits. « Je prendrais le menu du jour. » répondit-il alors. Après tout, l'ignorance était sans aucun doute la meilleure des solutions. Il n'avait pas envie d'avoir d'explications ou encore l'entendre lui parler. Non, il ne voulait pas tout ça. La colère resurgissait peu à peu en lui. Alors oui, il préférait l'ignorer plutôt que d'avoir des explications. Après tout, ils s'étaient déjà tout dit non ? Enfin, c'est ce qu'elle avait néanmoins suggéré lorsqu'elle était partie de l'église il y a six ans non ? En fait... Il avait juste envie de partir là maintenant, pour ne plus revoir ce visage qui l'avait si souvent hanté. « Et non, merci. Je préfère rester seul. Vous avez d'autres clients. » répondit-il alors sur un ton des plus neutres. Oh, pourtant, il avait envie de hurler. Oui, là, maintenant, tout de suite. Pourtant, il n'en fit rien. Il resta muet, attendant qu'un éclair vienne le foudroyez sur place là maintenant. Ou qu'Héroïne reparte en cuisine, aussi. Il bouillonnait littéralement de l'intérieur. C'était fou comme certaines fois, les sentiments de rancœur resurgissaient intacts malgré les années qui s'écoulent. Oui, réellement fou.

   
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MessageSujet: Re: I'm so sorry William. Really. ~ Héroliam   Ven 13 Nov - 11:33



No time for goodbye she said as she faded away
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Mon cœur battait la chamade dans ma poitrine. Des battements douloureux que je ne parvenais pas à canaliser pour la simple et bonne raison qu’il avait tant attendu avant de le revoir. William, mon William était face à moi, et lui comme moi n’étions pas préparés à ça. A ce tragique face à face qui remuerait bien des choses. Ca ne pouvait pas se passer autrement que mal, le geste que j’avais fait il y a de ça six ans, je le regrette aujourd’hui amèrement, mais lui qu’en a-t-il pensé ? M’a-t-il tout de même aimé malgré ça ? Ou m’a –t-il détester pour ne plus souffrir ? J’espérais juste qu’il ne m’a jamais oublié. Et j’avais la réponse à ma question quand sa réponse flottait dans l’air et qu’il me regardait avec ce même regard innocent du passé. Ses belles pupilles brunes et ciel s’éclairaient à ma vue et pourtant je pouvais deviner sa rancœur sur ses traits, son sourire fondait comme neige au soleil, et même si ces yeux étaient bienveillants, son ton neutre prouvait tout l’inverse. Il essayait de paraître insensible, mais je le connaissais que tellement bien : lui mon frère, mon meilleur ami et l’homme de ma vie. Je perdis à mon tour mon sourire, qui était immobile en tant habituel, et eus les larmes aux yeux d’un tel face à face. Quel gâchis j’avais fait. Il était d’une beauté troublante et renversante, il illuminait dans cette pièce si terne, tel un ange au milieu du ciel. Je respirais alors un grand coup pour ne pas fondre en larme et récupérais possession de moi. J’étais au boulot, même si techniquement je n’aurais pas dû travailler… Saloperie de destin. Je notais sa commande, puis attrapait le menu tout en feignant de ne pas être atteinte pas sa venue, mais c’était peine perdue, une larme m’avait échappé.

« - C’est noté. Je vous apporte les plats sous peu. Bon appétit. »

Mon œil s’attardait sur ses mains que j’avais toujours trouvées magnifique et je vis sur son annulaire gauche une bague. Pas de celle que l’on porte en guise d’artifice non celle que l’on porte à jamais. Et mon cœur eut un loupé si douloureux que je partais en courant le menu sur la poitrine. Il m’avait oublié, il avait tourné la page, et c’était terminé pour moi, à jamais. Je posais la commande sur le dossier de la cuisine, l’annonçant tout de même. Puis me mettais à pleurer comme une enfant, mon boss me vit ainsi, et me demandait alors ce qui n’allait pas. J’avais envie de lui hurler que tout n’allait pas, mais ça aurait voulu dire des explications par la suite, ce qui m’était impossible.

« - J. peut me remplacer ? Je ne me sens pas bien. »

« - Je suis navré Héro’, il vient de partir et il ne reste que cette table que tu viens de servir. Je te libère après celle-là. Ça ira ? »


Quelle torture ! J’allais devoir le faire face durant tout ce temps ? Moi qui était incapable de le regarder un instant, faisant face à la tempête de mon passé, j’y étais désormais obligé. Je reprenais alors mon souffle, respirant quelque peu en apnées, puis remettais ma casquette de professionnelle. Je me mouchais, essuyait les larmes de mes yeux puis respirais un grand coup pour aller servir cette table qui me coutait ma vie. Je prenais l’assiette contenant l’entrée puis me dirigeait vers la table de William.

« - Cassolette de fruits de mer, accompagné de son feuilleté de homard. Souhaitez-vous du vin avec votre repas ? Ou de l’eau peut-être ? »

Je relevais mon regard vers lui très professionnelle, mais mes yeux rouges devaient probablement trahir mon état actuellement. Je ne souriais pas, pour la simple et bonne raison que je n’avais jamais réussie à faire semblant avec lui. Il savait tout de moi, enfin presque, il m’était impossible de le trahir de la sorte en lui mentant sur mes sentiments.

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MessageSujet: Re: I'm so sorry William. Really. ~ Héroliam   Ven 13 Nov - 17:38



 
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« - C’est noté. Je vous apporte les plats sous peu. Bon appétit. » William acquiesça alors simplement, le visage encore neutre. Ou du moins, tentait alors de le paraître. Son regard se posa alors pas de la nappe qui semblait à présent être la chose la plus intéressante qu'il n'ait jamais vu. Quand enfin, il entendit les pas s'éloigner, il sentit son coeur se détendre un peu. Enfin, même si à vrai dire c'était réellement un bien grand moment. En effet, il le sentait presque battre dans sa poitrine à presque se détacher de sa cage thoracique. Tout ceci était réellement une surprise. Une très mauvaise surprise. Il aurait préféré que Becca soit là avec lui. Ou peut-être non. Après tout, elle se serait alors retrouver coincée entre les deux, et William n'aurait pas pu le supporter. Non, en fait, même si le destin avait voulu lui jouer un sacré tour, il l'épargnait quand même un peu. Rien qu'un petit peu. De plus rester neutre devant elle était presque impossible. Il n'avait qu'une réelle envie : Lui demander des explications. N'était-ce pas son droit non ? Elle l'avait totalement détruit il y a six ans. Alors oui, il méritait ses explications d'après lui. Pourtant, d'un autre côté, il ne voulait pas les entendre. Ressasser le passé faisait mal. Il avait réussi tant bien que mal, avec l'aide précieuse de sa femme, à se reconstruire sur des bases qui étaient pourtant vaseuses et cette mauvaise "surprise" faisait tanguer dangereusement l'édifice vers le bas. Tout manquer de s'écrouler. Encore. Pourtant, il n'était pas encore prêt à revivre tout ça. Oh ça non. A vrai dire, il devrait même quitter le restaurant là maintenant tout de suite et tout oublier. Oui, tout oublier encore une fois pour tenter d'apprendre à vivre. Mais c'était tellement difficile l'oubli. Il avait tenté de le faire encore et encore, et il se mentirait à lui-même s'il disait avoir oublier Héroïne. Il ne l'avait pas oubliée. Non. Elle était ancrée dans ce ressentiment, cette rancœur et cette colère qui avaient pris bien vite la place de cet amour qu'il avait pourtant si tendrement chéri. L'aimait-il toujours ? Ca cela faisait belle lurette qu'il ne s'était pas poser la question. De toute façon, à quoi pensait-il hein ? Becca était la femme de sa vie. C'était aussi logique que deux plus deux faisait quatre. C'était tout. D'ailleurs, plonger dans ses propres pensées, il n'entendit même pas les pas léger de la petite brunette revenir vers lui. Non, il ne l'entendit. Seule sa voix, cette voix qui l'avait souvent hantée dans ses plus beaux rêves, le tira de ses songes. « - Cassolette de fruits de mer, accompagné de son feuilleté de homard. Souhaitez-vous du vin avec votre repas ? Ou de l’eau peut-être ? » Il releva le regard vers elle. En fait, ses yeux se perdit dans son visage. Les quelques secondes qui les séparèrent de sa prochaine phrase s'écoulèrent presque en minutes, voire en heures. La jeune femme avait changé. William ne pouvait pas le nier. Elle n'était plus cette jeune adolescente, mais était devenue une femme. Cette coupe courte, inédite pour le blond, lui donnait un air plus mature presque plus autoritaire. Pourtant, elle n'enlevait en rien à la grâce et à la douceur naturelle de la jeune femme. Ses yeux avaient toujours cette petite forme rieuse qui avait toujours fait craqué le jeune homme. C'était indéniable. C'est à ce moment-là qu'il remarque ses yeux rouges. De jolis auréoles rosées entouraient à présent ses yeux noisettes. Avait-elle pleurer ? En était-il la cause ? A vrai dire, il préféra laisser en suspens ces questions. Il n'avait pas encore envie d'en parler maintenant. Après tout, rien dans son visage ne transparaissait la joie, pas un sourire, pas même un léger. Son visage était fermé. William avait toujours su voir en elle ce qu'elle avait certaines fois tenté de lui cacher. Mais était-ce à présent toujours le cas ? Encore une autre question qui restait en suspens. Les quelques secondes s'écoulèrent alors enfin. « Pourquoi.. Pourquoi Héroïne ? » finit-il alors par dire simplement. A vrai dire, il ne put dire autre chose. Ce 'pourquoi' renfermait tellement de choses. Pourquoi était-elle partie sans explications ? Pourquoi l'avait-elle abandonné ? Pourquoi était-elle revenue ? Pourquoi.. Pourquoi.. Oui, ce simple pourquoi était la clef de tout selon le blond. Et il avait besoin de cette réponse pour avancer. Avancer enfin réellement. Après tout, peut-être que ses explications pourraient enfin le libérer de tous ces sentiments si contraignants, et tellement bloquants. Oh il ne parlait pas d'amour, non pas réellement. Mais de toute cette colère qu'il renfermait depuis maintenant bien trop d'années. Il avait besoin de tout ça réellement. Son regard ne la lâcha pas cette fois-ci. Non, il voulait voir sa bouche se mouvoir pour enfin avoir ces paroles qu'il avait attendues depuis si longtemps. Trop longtemps sans doute.

 
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MessageSujet: Re: I'm so sorry William. Really. ~ Héroliam   

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I'm so sorry William. Really. ~ Héroliam
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