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 well girl, that's awkward. | charlie & marilyn.

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MessageSujet: well girl, that's awkward. | charlie & marilyn.   Jeu 24 Sep - 21:46

WELL GIRL, THAT'S AWKWARD.
CHARLIE & MARILYN

YOU KNOW YOU WANT ME BABY, YOU KNOW I WANT YOU TOO. THEY CALL ME SUPERMAN, I'M HERE TO RESCUE YOU. ✻✻✻ Le temps était menaçant. Les nuages allaient et venaient, compacts, le ciel s’assombrissait, tout devenait plus obscur. Quelques gouttes de pluie n’avaient jamais fais de mal à personne, et Marilyn se plaisait à observer une telle météo de la baie vitrée de son salon. Ce fut une journée paisible, où rien ne l’empêchait de se prélasser dans son immense habitation. Il avait passé son après-midi devant une série, coffret récemment acheté, le blond n’avait pu s’empêcher d’enchaîner les épisodes. C’était une distraction suffisante pour que le temps s’écoule sans qu’il ne s’en rende compte. Étant donné l’intimité des lieux, il s’était autorisé à traîner simplement vêtu d’un caleçon. Sa jambe valide était posée sur la table basse, il avait ouvert son dixième paquet de Skittles, envoyait les friandises en l’air pour les faire atterrir dans sa bouche. Oh, comme il aimait ce genre de moment, sans prise de tête. Cependant, bien adepte des sorties entre amis, le suédois songea à mettre le nez dehors avant la fin de la journée. Pourquoi ne pas contacter quelqu’un pour aller boire un verre ? Sa meilleure amie ? Une autre personne ? Les lèvres pincées, Marilyn se plongea dans une certaine réflexion et ne fit plus attention aux images qui défilaient sur son écran plat. Quand soudain, une idée lui traversa l’esprit. Ses yeux se posèrent sur son téléphone portable. Il y avait cette fille… cette connaissance virtuelle. Pourquoi ne pas enfin se décider à la voir en personne ? Un sourire malicieux étira ses lèvres alors qu’il attrapait l’engin et commençait à écrire un message, tout en grignotant un Skittles. Il décida de ne pas se prendre la tête, son invitation serait claire, nette et précise. ‘’Un verre au pub, toi et moi, à 9 heures ce soir ?’’ Il reposa son portable sur le canapé, et reporta son attention sur sa série. Cinq minutes défilèrent, et le téléphone vibra. Que ne fut sa joie de lire une réponse positive. Parfait. Mais un détail lui avait échappé. Elle ne l’avait jamais vu, et lui non plus. Comment allaient-ils se reconnaître ? Il envoya un dernier message, spécifiant qu’il porterait un tee-shirt noir à l’effigie du groupe Black Sabbath. Parce que vous vous attendiez à ce qu’il se mette sur son trente et un ? Faut pas déconner non plus.

Vers huit heures, Marilyn se décida enfin à lever les fesses de son divan. Il éteignit la télé, et attrapa une autre télécommande pour allumer la chaine hifi. Le dernier CD qu’il avait laissé dans le lecteur était un album des Rolling Stones. La chanson Stray Cat Blues se mit à résonner contre les murs. Immédiatement emporté par le rythme lancinant, le suédois se mit à chantonner en se dirigeant vers les escaliers. A l’étage, il alla dans la salle de bain, afin de prendre une douche. Il voulait bien rester cool et décontracté, mais ce n’était pas une raison pour passer pour un gros dégueulasse. Savonné, rincé, il sortit de la cabine et attrapa la béquille posée contre le mur. Il en gardait toujours une dans cette pièce, passer sous l’eau avec sa prothèse n’était pas la meilleure des idées. Ah oui, cette fameuse jambe bionique. Il avait toujours été un maître dans l’art de la dissimulation, rares étaient les personnes qui connaissaient l’existence de ce handicap, et les autres n’y voyaient que du feu. Inutile de montrer au monde entier qu’il était atrophié. Bon, lorsque les circonstances l’exigeaient, il trouvait toujours un moyen d’esquiver, de ne pas se dévoiler. Il avait apprit à parfaire cette technique avec les années. Dans sa chambre, il attrapa la dite prothèse et commença à la mettre en place. Les électrodes placées sur sa cuisse, le tour était joué. Il se mit à bouger, histoire de s’assurer que tout allait bien, et se leva pour enfiler des vêtements proposes. Un jean délavé, déchiré au niveau des cuisses, son fameux tee-shirt, ainsi qu’une veste en cuir. Ça suffirait amplement. Il passa devant le miroir mural, et secoua ses mèches rebelles. Il détestait se coiffer, de toute façon, il n’était pas du genre à passer des heures à parfaire son apparence. Peu importe. Une fois qu’il fut assuré qu’il était prêt, le musicien quitta son domicile et embarqua à bord de sa voiture, sa précieuse. Une Pontiac Firebird de 1970. Ce petit bijou lui avait coûté une fortune, et elle était sienne plus par satisfaction personnelle que pour la frime. De toute manière, les femmes préféraient les voitures dernier cri, pas les muscle cars.

Il arriva à l’heure, cinq minutes en avance même. Le pub de Whitby était un endroit particulièrement fréquenté, du moins, suffisamment pour que l’ambiance soit bonne. Marilyn aimait particulièrement ce bar et y venait régulièrement, dès qu’il en avait l’occasion. Il se considérait chanceux d’avoir choisi une petite ville en déménageant, mais les médias parcouraient la planète entière. Quelques personnes le reconnaissaient par sa célébrité musicale, mais elles étaient rares. Le rock avait ses avantages, mine de rien. Une fois à l’intérieur, le blond salua brièvement le barman, qui lui rendit en souriant. Puis alla directement vers une table dans un coin, entouré de deux fauteuils. Il retira sa veste, la balança sur l’accoudoir du siège et s’affala dedans en soupirant. Et maintenant que le moment fatidique approchait, le suédois se rendit compte de quelque chose : il était nerveux. Ridicule. Pouvait-il dire qu’il avait donné rencard à une femme ? Entre autre. Et c’était rare, il n’était pas un maître dans l’art de la séduction, et sa timidité refaisait toujours surface. Mais tiraillé entre cette sensation et la curiosité, Marilyn se mit à scruter l’entrée du pub, attendant impatiemment que sa correspondante par textos fasse son apparition.


✻✻✻
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MessageSujet: Re: well girl, that's awkward. | charlie & marilyn.   Lun 28 Sep - 14:34


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« elle est là, c'est pas pour rien. » Les images défilaient devant ses yeux mais elle ne semblait pas comprendre leur sens, la signification de cet enchaînement. Son regard était perdu sur l'écran plat accroché sur le mur d’en face. Elle releva les jambes, tout doucement, comme si elle ne voulait pas brusquer le déroulement du film qui se tenait devant elle. Elle ne savait plus le nom du film, mais à entendre les hurlements que poussait la jeune femme blonde en courant dans ce couloir, ce film ne pouvait être qu'un film d'horreur. La jeune femme entoura ses jambes de ses bras.   « Tu crois qu'elle va mourir ? Moi je crois que oui, c'est toujours comme ça, l'idiote du film se fait tuer en prenant une porte qu'on lui a hurlé de ne pas prendre. » Demanda-t-elle dans le vide. Pas tout à fait dans le vide. Elle sortit alors de son état catatonique et tourna la tête sur le côté, un sourire en coin se dessina. « Tu sais que tu me fais flipper, comment tu peux savoir que j'arrive, j'ai essayé de ne pas faire de bruit. » Elle pencha la tête sur le côté. « Tu as juste essayé ; mais t'es pas discret, faut te mettre au régime mon petit. » Dit-elle en riant. Son corps se défigea et se poussa sur le côté, laissant de la place sur le canapé pour son ami d’enfance. « Alors qu'est-ce que j'ai raté de ce navet ? » Demanda-t-il en croisant ses jambes en tailleurs. Charlie secoua la tête, navrée. « Pas grand-chose à vrai dire, comme je te l'ai dit, l'idiote blonde de service ... » Elle sentit alors le regard de Jax sur elle, elle se tourna et afficha une mine outrée, elle le frappa sur l'épaule. Il en perdit l'équilibre, ne s'attendant pas à ça, et se retrouva aussitôt par terre. La jeune femme se pencha, à quatre pattes sur le canapé. « Et on ose appeler ça un homme… » Répliqua-t-elle avant de laisser échapper un adorable rire, bien moqueur. « C’est qui Marilyn ? » Elle fronça des sourcils, surprise, et haussa lentement des épaules. Comprenant qu’il venait de passer du coq à l’âne, son ami lui brandit fièrement son cellulaire tout en pointant du doigt le message qu’elle venait de recevoir. Il souriait naïvement devant, il faut le dire, sa connerie. C’est alors qu’une main lui arriva en plein dans le visage, et le téléphone lui échappa des mains. « Trou du cul va ! Je viens fouiller dans le tien dis ? » Dit-elle. Et aussitôt, elle se mit dans un coin du canapé et répondit favorablement à la demande de Marilyn. Plongée dans sa conversation avec le blondinet, Charlie en oublia même la présence de son ami, qui lui, en profita pour zieuter par-dessus son épaule. Un T-shirt black Sabbath ? Une moue perplexe prit rapidement le pas sur le visage de la jeune femme. Tandis que son ami se retenait de rire face à l’ignorance de celle-ci. « C’est un groupe de musique. Tu es définitivement un cas ma pauvre fille. »  Elle se releva rapidement en lançant des jurons à l’intention de son ami d’enfance. « La ferme, je ne t’ai pas sonné toi là. »  Google sera son ami.

Les gens ont peur. Une silhouette au loin. Contour grisâtre, difforme. A force de se rapprocher les contours se dessinent avec netteté. Une femme, jeune... De petite taille, un mètre soixante, tout au plus. Elle dépeint, sa silhouette est fine, gracieuse, harmonieuse. Elle approche un peu plus. Le dos parfaitement droit, le menton presque en angle droit avec sa colonne vertébrale, et ses mains ondulant autour d'elle au rythme de ses pas ; rien qu'à la voir, on sent que la jeune femme est de sang noble. Fille d’un des membres de l'une des plus puissantes familles d’Australie, l’on comprend que cette apparition a inconsciemment calqué sa démarche sur celle de son père, en l'assaisonnant à sa sauce, comme qui dirait. La lune, reflet argenté, s'octroie le droit de se poser sur elle. Son visage est découvert, si lisse. Si jeune. Sa peau est pâle et satinée comme une feuille de papier. Captivé on oublie sa silhouette, la lune, les contours, l'harmonie. Il n'y a de place que pour ses yeux, d'un bleu lagon, ils ouvrent une porte vers l'infini. Dans ses iris bleu, avec un peu d'imagination, on peut dessiner les étoiles, et faire des prunelles qui les centrent, le trou noir autour duquel gravite l'Univers. Bouche fine et douce, traits soignés. A cette pureté étourdissante viennent s’ajouter de longues mèches de cheveux blonds qui cascadent autour de son visage, et achèvent leur course lustrée par des boucles soyeuses. Argentées ? Blondes ? On ne saurait le dire... Il est vrai que tout chez elle pourrait constituer les paroles d'une ode vouée à la pureté. Charlie pénétra dans le bar afin de retrouver son « rencard ». Elle sentit les regards des badauds parcourir sa silhouette. En les regardant plus en détail, elle fut prise de dégoût. Mal rasés, habillés de haillons, petits et corpulents, ils correspondaient tout à fait au genre d’homme qu’elle imaginait regarder le sport tout en buvant leur bière et en hurlant. Elle ne leur lança qu’un simple regard. Néanmoins qu’en était-il pour Marilyn ? Un infime moment plus tard, quelque chose ou plutôt quelqu’un, attira son attention. « Excusez-moi… Marilyn ? » Dit-elle d’une voix, malgré tout, assez hésitante.
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MessageSujet: Re: well girl, that's awkward. | charlie & marilyn.   Lun 28 Sep - 15:30

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YOU KNOW YOU WANT ME BABY, YOU KNOW I WANT YOU TOO. THEY CALL ME SUPERMAN, I'M HERE TO RESCUE YOU. ✻✻✻ Qu’en était-il de Marilyn et sa vie sentimentale ? Ca n’avait jamais été très concluant, ou extrêmement captivant, et ce depuis plus de cinq ans. Rares étaient les fois où il s’était accordé une aventure ou un simple flirt, pour des raisons évidentes. Il était le genre de type à ne pas avoir une entière confiance en lui surtout lorsqu’il s’agissait d’avoir un complexe physique comme le sien. Le suédois avait encore du mal à digérer son accident et ne supportait pas l’idée que le monde entier puisse le voir comme un infirme. Il savait se débrouiller, parvenait à vivre avec cet inconvénient mais il ne se sentait pas encore prêt à l’assumer de vive voix. Malheureusement, quelques écarts l’avaient conduit à révéler cette atrophie, il suffisait de quelques verres de trop, une nuit avec un ou une inconnue, et le mal était fait. Il faisait promettre de garder le secret, et ça avait bien fonctionné jusqu’à maintenant. Restait à savoir si ça continuerait comme ça. Alors, draguer ne faisait pas partie de ses priorités. Si les choses allaient plus loin, il serait contraint de se montrer sous sa véritable nature, et il détestait l’idée qu’un regard puisse dégager de la compassion et de la pitié. Alors non, il lui aurait encore fallu du temps pour se faire à cette idée, aussi difficile soit-elle. Cependant, Marilyn ne pouvait pas nier que n’importe quel être humain, il avait des besoins, et en l’occurrence le besoin de séduire, de se sentir attirant. Ces conversations par téléphone avaient réussies à le mettre en confiance, sûrement parce qu’il n’avait pas eu besoin de se retrouver face à cette femme. Maintenant il en ressentait l’envie, et ne se fit pas prier pour lui envoyer une invitation.

Ce pauvre imbécile allait se rendre compte de son erreur dans quelques minutes. Tout avait commencé un soir. Une jolie fille, un passage subtil de numéro, et il avait fallu qu’il se trompe d’un chiffre pour que sa correspondante soit totalement différente de celle qu’il pensait. Il ne le savait pas encore, mais putain, que ce serait amusant le moment venu. Il avait remarqué le regard insistant de cette belle plante ce soir-là, et s’était dit que ce serait l’occasion de passer du bon temps, et de faire une nouvelle connaissance. La pauvre devait encore attendre les messages de son prétendant à l’heure qu’il est, qui avaient été offert à une autre. Marilyn, ce tête-en-l’air incapable de recopier un numéro correctement. Sans compter que Charlie avait répondu sans jamais mentionner l’erreur de son interlocuteur. Elle avait joué le jeu, donc lui aussi, naïvement, comme une pauvre tâche.

Il n’avait pas choisi l’endroit le plus classe ou le plus romantique pour ce rendez-vous, mais peu importe, Marilyn détestait les artifices. Chacun est comme il est, et lui ne s’était jamais prit la tête. Si elle n’appréciait pas, tant pis. Bon certes, la majorité de la clientèle faisait peur à voir, mais ils n’étaient pas méchants pour un sou. Le suédois en connaissait quelques uns, ils ne lui avaient jamais posé de problème, sachant que le propriétaire des lieux était l’un des mecs les plus cools qu’il ait pu rencontrer. Il avait pu discuter avec lui assez régulièrement, les sujets étaient assez variés, mais il fallait toujours que sa carrière musicale revienne sur le tapis. Une fois, le patron avait cru intelligent de passer son album dans le pub. Autant dire que Marilyn ne s’était jamais sentit aussi mal à l’aise. Tout le monde n’appréciait pas ce style, et surtout, il détestait s’entendre dans un lieu public, c’était carrément embarrassant.

Les yeux rivés sur la porte d’entrée, il remarqua la nouvelle arrivée. Une femme, magnifique. Non sans dire qu’il resta planté là comme un imbécile, détaillant cette inconnue avec ravissement. Une blonde comme il n’en avait jamais vu. Elle attira plus d’un regard, la plupart se tournèrent vers elle, et certains ne arboraient des sourires carrément malsains. Le silence se fit presque aussitôt dans le pub, alors que la présence de cet ange accaparait l’attention de tous ces hommes. Les quelques femmes présentes paraissaient même vexées, comme si elles auraient préféré être le centre d’intérêt. « Excusez-moi… Marilyn ? » Les habitués se tournèrent vivement vers le suédois. Merde. Putain de merde. Il scruta chaque visage, comme s’il cherchait de l’aide, et se leva d’un bond en rejetant ses mèches rebelles avec sa main. Ce fut comme une illumination, un éclair. C’était elle ? Mais merde, où était passé la brune qui lui avait donné son numéro ? Quel con… enfin, oui et non. Troquer la ténébreuse pour un rayon de soleil, et par mégarde, c’était là une belle surprise. Mais il se sentait si mal qu’il aurait voulu s’enfoncer sous terre dans la seconde. Il sentit la jalousie, une tension palpable dans la pièce alors qu’il avançait vers Charlie. Il faisait un effort monstre pour ne pas se mettre à rougir. Un peu plus, et il suffoquait tant il essayait de maîtriser les battements de son cœur. Mieux valait paraître le plus décontracté possible. « Bonsoir. » Il entendit un grognement. Un type au bar se retourna face à son verre et se mit à grommeler. Et bah voilà. Lui qui aurait voulu être discret ce soir, c’était raté. « Euh… bah j’t’en prie. » dit-il en désignant la table à laquelle il s’était installé. Il retourna se mettre dans le fauteuil. Deux secondes plus tard, le gérant arriva avec deux bières et les posa sur la table. Le suédois le remercia avec un sourire crispé, tandis qu’il s’éloignant, offrant un clin d’œil complice au blond. C’est ça, rajoutes en une couche. Un raclement de gorge, une autre main passée dans ses cheveux, le musicien posa les yeux vers son interlocutrice. Putain, qu’elle était belle. Et lui, habillé comme une loque. Félicitations Blom. « J’espère que tu n’es pas déçue. » Il ne savait pas trop à quoi il faisait allusion. A lui-même, ou à l’endroit choisit pour leur rencontre. C’était un peu vague, une question subtile. « Je me rattraperais la prochaine fois. » dit-il, cette fois-ci en souriant plus sincèrement.


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MessageSujet: Re: well girl, that's awkward. | charlie & marilyn.   Mar 6 Oct - 0:50


crash test
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Elle appréhendait la rencontre avec Marilyn. Elle se ressassait ces milles et milles questions et appréhensions qui pourrait inquiéter n’importe quelle femme en allant à son premier rendez-vous. Pourtant, malgré cela, une grande excitation la gagnait. Elle l’avait imaginé, supposé des portraits de lui, et ne savait pas vraiment quoi penser. Finalement elle s’était dit que ça ne représentait rien et qu’il valait mieux voir par ses propres yeux. La jeune femme prit une grande respiration et c'est donc avec un semblant d’assurance, qu'elle poussa la porte du bâtiment. Elle y entra discrètement, elle fut soudainement submergée dans un bruit intense, le lieu était bombé de monde, elle ne savait plus où donner de la tête. Elle s’arrêta quelques secondes devant la porte qui venait de se refermer, tentant de trouver son Marilyn. Elle s’amusait à détailler tous les t-shirt des clients, si ce n’était plus. Ces hommes étaient la plupart dans un état très lamentable, mais aucun ne retint réellement son attention. Certains visages lui semblaient familiers, des habitués d’ici visiblement. D’autres avaient cette manie insupportable de la dévisager parce qu’elle était seule. Elle déplaça lentement son regard jusqu’à ce que celui-ci se pose sur une ravissante tête blonde. Imagine-toi tu es là, perdu dans la foule à la recherche d’un t-shirt d’un groupe inconnu. Quand tout à coup tu croises un regard qui te perfore de part en part. Elle sourit.

La voix de Charlie troubla le silence installé depuis son apparition au côté de cet inconnu. Elle le fixa délibérément, attendant de voir ce qu'il allait répondre. Malheureusement, on ne put parler d’une réelle réponse, mais plutôt d’une réaction nerveuse. Le voyant tiré de sa rêverie, elle eut le plaisir de le voir sortir de son "mutisme" corporel, et n'eut aucun mal à discerner la véritable surprise sur son. Légèrement amusé, elle l’observa attendant patiemment une vraie réponse, de vive voix. Et c'est après quelques instants que Charlie entendit le son de sa voix, et que son visage se décontracta. Des cheveux lisses d’un blond éclatant, doré et irradiant comme un rayon de soleil, une peau blanche et lumineuse, une expression craintive mais qui semblait couver un autre sentiment, comme un message qu’il voudrait lui adresser, et surtout, un regard profond porté par deux yeux d’un bleu outremer, un bleu du plus profond des océans. Une telle timidité toucha le cœur de la jeune femme. Elle se sentit bien face à lui. Elle s’approcha de lui en souriant ; il se tenait, quasi dissimulé derrière sa chaise, avait passé une main dans ses cheveux et paraissait si embarrassé. elle le trouvait beau, diablement beau. Charlie jeta un œil sur les différents clients présents, et se força à se détendre pour calmer son rythme cardiaque qui ne cessait d’augmenter. La jeune femme coinça une mèche derrière son oreille et détailla son ami. « Tu as l’air étonné. »  Elle se retint de s'avancer vers lui pour l'enlacer, ne souhaitant pas se montrer trop abusive. Elle avait cette impression d'approcher un animal sauvage, comme un chat de gouttière, que l'on approche doucement pour qu'il ne s’enfuie pas. Tranquillement, elle se baissa, puis s’assied sur le bord du fauteuil que lui proposait gentiment Marilyn.

Son corps sembla se vider de l’intérieur, aspiré par le sol. Il est vrai que ces paroles la décontenancèrent affreusement. Le blondinet, avec sa phrase, jouait sur de l'ambiguité qui perturba l'hôtesse. « Non, bien sûr que non que je ne suis pas déçue. Seulement j’aurais dû m’informer sur l’enseigne avant de venir je pense. »  se contenta-t-elle d'ajouter suivit d’un petit rire. C'était une jeune femme d'une beauté certaine, avec sa blondeur et ses grands yeux bleus angéliques, mais elle avait surtout une classe à la Audrey Hepburn. Un peu old school, avec son brushing vintage, son long manteau rouge et sa robe en dentelle noir. Malheureusement, c’était un peu tout le contraire du style vestimentaire de cet endroit. « Tu comptes déjà me revoir ? Tu ne perds pas de temps dis-moi. »  dit-elle en plaisantant. Ses lèvres se pincèrent un instant sans cesser de le détailler puis esquissa un léger sourire. « Ne fais surtout pas attention à ce que je peux raconter, j’espère ne pas t’avoir mis mal à l’aise. »   Puis elle se tut et croisa ses jambes, en amenant sa main sur le genou de Marilyn. Emportée par une vague d’affection éphémère, elle comprit qu'elle était déjà en train de se fabriquer des souvenirs qu'elle portera en elle pendant longtemps. Elle sait qu'elle n'oubliera jamais rien de lui, ni la forme de ses mains, ni son odeur, ni l'intensité de son regard. Et elle s'imagine, elle espère, elle y croit. « Mais ça serait avec plaisir. Donc dis-moi, tu viens souvent ici ? »  demanda-t-elle d’une voix douce.
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MessageSujet: Re: well girl, that's awkward. | charlie & marilyn.   Sam 10 Oct - 16:56

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YOU KNOW YOU WANT ME BABY, YOU KNOW I WANT YOU TOO. THEY CALL ME SUPERMAN, I'M HERE TO RESCUE YOU. ✻✻✻ Bon, Marilyn n’était pas du genre à mentir à tout va, il savait cacher certaines choses, comme son fameux handicap, mais le coup de l’identité de Charlie, il ne parviendrait probablement pas à le garder pour lui éternellement. La pauvre brune de l’autre fois devait attendre depuis une éternité de recevoir ne serait-ce qu’un petit message. Beaucoup de questions vinrent se poser : pourquoi est-ce que la blonde avait joué le jeu ? Pourquoi ne pas avoir fait comprendre qu’il s’était trompé ? Pour l’adrénaline peut-être. En tout cas, il était là avec elle, et bien qu’il avait du mal à cacher sa surprise, il ne le regrettait pas pour autant. Le fait d’avoir pu bavarder avec elle via messages pendant un moment avait réussit à le mettre à l’aise, comme s’il se plaisait à se forger une relation avec quelqu’un avant même de l’avoir vu en chair et en os. C’était une manière de se convaincre d’une certaine osmose spirituelle. Et maintenant qu’elle était face à lui, son contentement n’en était que plus grand. Rares étaient les fois où il avait pu admirer la beauté d’une femme, le genre de beauté qui surpassait celles des autres et se détachait du lot. Charlie était totalement à part avec ce style vintage et soigné. Il ne pouvait que se délecter de la vue qui s’offrait à lui. « Tu as l’air étonné. » dit-elle pour rompre le silence. C’est à ce moment même que le gérant choisit de venir leur servir deux bières. Marilyn adressa un regard furtif à ce dernier, espérant qu’il ne prendrait pas plaisir à faire trop de vagues ou humilier le pauvre suédois devant son rencard. Mais il se contenta d’un clin d’œil et retourna derrière le comptoir. « Ça se voit tant que ça ? » demanda-t-il à Charlie en lui adressant un sourire gêné. Une nouvelle main dans ses mèches dorées, et il se pinça les lèvres. « Si on m’avait dit que la fille avec qui je discutais était aussi jolie, j’aurais fais un effort. » Peut-être qu’il en aurait fait, mais elle le voyait comme il était, pas d’artifice, rien de spécial, juste un type banal avec une jambe de Robocop.

Il préféra s’excuser indirectement, en espérant qu’elle n’était pas déçue de son côté. Ça aurait très bien pu être le cas. Marilyn était le genre de type à se dissimuler dans une foule et à ne pas faire de vague, sauf si on se plaisait à suivre les actualités musicales dans les magasines ou à la télévision. Mais Whitby n’était pas la ville où il craignait le plus d’assauts, et ce fut son intention première en venant habiter ici. Il était sûr d’être tranquille et de ne pas avoir à trouver des photos de lui dans la rue tous les jours. « Non, bien sûr que non je ne suis pas déçue. Seulement j’aurais dû m’informer sur l’enseigne avant de venir je pense. » Marilyn sourit. Peu importe. Certes, elle attirait l’attention, mais sa tenue ne devait pas y être pour grand-chose. Elle était belle, et c’était suffisait pour que les regards se portent sur sa silhouette. Le suédois lui-même avait du mal à détacher les yeux de ce visage angélique. Comme quoi, son erreur lui avait valu une agréable surprise, et il ne manquerait pas de la savourer comme il se doit. Ils avaient eu l’occasion de discuter de choses diverses et variées. Marilyn avait parlé de sa propre personne, en évitant certains détails. Il avait tout mentionné, hormis la raison pour laquelle il avait quitté son équipe de football américain et s’était contenté de lui dire qu’il faisait de la musique, sans mentionner le fait qu’il avait un album à son actif. Pas la peine de vanter sa célébrité, il n’aimait pas ça de toute façon et était un fils de mère modestie.

« Tu comptes déjà me revoir ? Tu ne perds pas de temps dis-moi. » Le suédois sourit une nouvelle fois, et haussa les épaules, mais elle reprit la parole sans qu’il ne pu répondre. « Ne fais surtout pas attention à ce que je peux raconter, j’espère ne pas t’avoir mis mal à l’aise. » Main sur le genou. Le genou gauche. Le genou maudit. A quelques mètres millimètres sous les doigts de Charlie se trouvait la base de sa prothèse. Il ne baissa pas les yeux, il ne s’autorisa pas à un regard sur ce contact physique. Pas de panique Marilyn. Il faisait preuve d’un sang-froid incroyable et se félicitait intérieurement de ne pas avoir eu un mouvement de recul. De toute manière, une petite voix ne cessait de lui répéter la même chose, fait qu’il devait prendre en compte : il faut que tu arrêtes de fuir. « Tu m’as démasqué. J’ai déjà tout prévu sur mon agenda : la prochaine étape serait de t’inviter dans un super restaurant. Et j’ai tout noté jusqu’au jour où je te demanderais en mariage. » dit-il sur le ton de l’humour en accompagnant sa plaisanterie d’un clin d’œil. Il attrapa ensuite l’une des bières posées sur la table et porta le verre à ses lèvres pour boire une gorgée. « Mais ça serait avec plaisir. Donc dis-moi, tu viens souvent ici ? » Marilyn reposa sa boisson en hochant la tête. Il se pencha légèrement vers Charlie en désignant un type assit au comptoir d’un mouvement de la tête. « Suffisamment pour savoir que ce mec là-bas pense à sa femme, au fait qu’il va passer un sale quart d’heure en rentrant chez lui parce qu’il serait en retard, comme d’habitude. » Ce petit homme maigre avec sa casquette de pêcheur vissé sur la tête observait son verre, une moue boudeuse aux lèvres. Marilyn en montra un autre, plus grand au crâne dégarnie et le ventre gonflé par des années à rester avachi dans un fauteuil. « Et lui est en train de réfléchir aux questions qu’il me posera à ton sujet la prochaine fois que je viendrais ici. Plus curieux, tu meurs. » Ouais, ce type, Jim, allait le harceler, c’était certain. Il avait toujours des questions à poser au suédois, il voulait tout savoir, comme si ça allait changer sa propre existence.

« Merci d’avoir accepté mon invitation, je suis content que tu sois là, et qu’on puisse enfin se voir. » Ses yeux plongèrent dans ceux de la jeune femme. C’est vrai que dans le fond, il avait attendu ce moment et voulait en profiter au maximum, bien qu’il avait l’intention de créer d’autres moments comme celui-ci, ailleurs, dans d’autres circonstances… Au fond, c’était bien plus plaisant que de bavarder virtuellement. « Quand je t’ai envoyé ce message, je ne vais pas te mentir, j’étais un peu nerveux. Je me suis imaginé les pires scénarios : tu refuses, tu es déçue en me voyant… mais maintenant, ça va beaucoup mieux. » avoua-t-il en souriant de plus belle.


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