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 sometimes, the right path is not the easiest one (morgan)

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Sam Mortimer
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MessageSujet: sometimes, the right path is not the easiest one (morgan)   Sam 5 Sep - 21:47


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norah percy & morgan davis
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Mademoiselle Norah Percy, nous avons l'honneur de vous annoncer que vous êtes acceptée au sein de notre établissement pour la rentrée prochaine... Toute personne normalement constituée sauterait de joie à la réception d'une lettre comme celle la. Je devrais sauter de joie. Mais je n'y arrive pas. Mes parents ne sont même pas encore au courant que je suis acceptée. Personne ne le sait. Je ne sais encore même pas moi-même si je vais y aller dans cette université. Foutaise. Si j'y avais envoyé ma lettre de candidature, c'est que j'avais déjà fait mon choix en cas d’acceptation. Je n'arrivais simplement pas à m'y résoudre. C'est pourquoi j'étais allongée là, dans mon lit, à regarder le plafond et à tourner et retourner cette lettre entre mes doigts. Y aller, cela voulait dire changer absolument tous les projets que j'avais. Mais ce n'est pas ce qui me dérangeait le plus. Non, ce qui me mettait plus bas que terre, c'est que je ne voulais pas le laisser. Lui. Morgan. Dans quelques semaines, cela fera deux ans qu'on est ensemble. Je ne suis même plus certaine qu'on les atteindra, nos deux ans. Mon portable vibre une nouvelle fois sur mon matelas. Je dois avoir une dizaine de messages de lui. Après tout, je ne lui ai pas répondu depuis ce matin. Depuis que j'ai été chercher le courrier dans la boite aux lettres. Ça m'étonne d'ailleurs qu'il ne se soit toujours pas pointé à ma porte. Il doit s'inquiéter. A sa place, je m’inquiéterais. Mais je n'arrive pas à lui répondre tout simplement car j'aurais l'impression de lui mentir. De faire comme si de rien n'était. Non, il fallait que je le vois. Je ne sais pas encore ce que je vais lui dire ou faire. Mais il a le droit d'être au courant. C'est alors que je me lève d'un bon, mon portable dans une main et la lettre dans l'autre. J'enfile le gilet qui traîne sur ma chaise de bureau avant de sauter dans mes baskets et de prendre la porte.

Sa maison n'est pas très loin de la mienne. Je m'étonne d'ailleurs que nous ne nous soyons pas rencontré avant cette fameuse nuit, il y a deux ans. Mais après tout, je n'étais pas le genre de petite fille à venir faire du vélo dans la rue ou à jouer au ballon dans le jardin. J'ai l'impression d'être un peu la méchante sorcière qui vient frapper aux portes pour annoncer les mauvaises nouvelles. Parce que soyons honnête, même si c'est une superbe opportunité à côté de laquelle je ne peux pas passer, cela restera une mauvaise nouvelle. Je crois que je n'ai jamais mis autant de temps pour parcourir la distance qui sépare nos deux domiciles. Je traîne des pieds. Je manque de trébucher à plusieurs reprises. Je gagne du temps et je le sais. Une fois devant sa porte, je reste bien au bas mot une bonne demi-heure sans rien faire. Je n'arrive pas à me résoudre à appuyer sur cette fichue sonnette. Ni même à donner quelques coups sur cette porte. Et je fais demi-tour. Seulement de quelques pas pour m'asseoir sur le rebord du trottoir devant chez lui. En soufflant pour me donner du courage, je sors mon téléphone de ma poche pour lui envoyer un message. Je ne prends pas la peine de lire ce qu'il m'a envoyé plus tôt dans la journée. Je suis trop tendue pour ça. "Je suis devant chez toi". Le symbole m'indique que le message s'envoie. Puis qu'il a été reçu. Pour enfin m'indiquer qu'il a été lu. Mon cœur ne cesse de marteler ma poitrine à un rythme incessant. La lettre dans ma main gauche ne ressemble plus à grand chose. Et j'attends pendant un temps qui me semble le plus long de ma vie.
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MessageSujet: Re: sometimes, the right path is not the easiest one (morgan)   Dim 6 Sep - 2:32



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norah percy & morgan davis
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Son ordinateur allumé et son téléphone juste à côté de lui, Morgan avait passé la matinée et le début de l’après-midi dans sa chambre à trainer sur des jeux et à envoyer des messages. En réalité, il n’avait quasiment pas de réponses à ses messages, mais il s’obstinait à en envoyer. Depuis ce matin, il avait envoyé une dizaine de message à sa petite amie, Norah, mais rien. Pas une seule réponse. En pratiquement deux ans, c’était bien la première fois qu’elle ignorait ses messages. Il s’était d’abord dit qu’elle dormait peut-être, qu’elle avait décidé de profiter de ce début d’été en faisant de longues grasses matinées et donc, pour l’embêter, il lui avait envoyé plusieurs messages, dans l’espoir de la réveiller. C’était méchant oui, mais ça l’amusait. Il aimait beaucoup la châtier, l’embêter, juste pour qu’elle râle ou boude. Au moins, il avait de bonnes raisons de se faire pardonner avec des bisous et des câlins. Au final, ils étaient tous les deux heureux. C’était quelque chose qu’il adorait dans leur couple, leur complicité, le fait qu’ils étaient autant amants qu’amis. Après tout, à qui cela aurait pu déplaire ? C’était sa vision d’un couple parfait, et il n’aurait pas pu rêver de mieux. Devenant un peu plus inquiet au fil des heures, il se décida à lui envoyer un autre message en début d’après-midi, cette fois, pas pour l’embêter. Tout se passe bien, princesse ? Réponds-moi, allé… Il reposa son téléphone, soupirant légèrement, et retourna jouer sur son ordinateur pour se changer les idées. La simple idée qu’elle puisse être ne serait-ce que malade le faisait angoisser. Il n’avait jamais tenu à quelqu’un comme il tenait à Norah Percy. Depuis qu’ils étaient ensemble, qu’il était tombé éperdument amoureux d’elle, il ne répondait plus de rien. Elle était là, dans son esprit, pratiquement vingt-quatre heures sur vingt, sept jours sur sept. Et rien ne pouvait empêcher ça. Le pire, c’est que ça ne dérangeait même pas Morgan. Il aimait être avec elle et pensait à elle lorsqu’ils n’étaient pas ensemble. Se rappeler des choses qu’ils avaient vécu ensemble, qu’ils avaient partagé, ou simplement des choses gentilles qu’elle lui avait dit. Oui, Morgan était fou amoureux de la jeune femme, et tout allait parfaitement bien dans son petit monde.

Son téléphone vibra finalement quelques minutes après, et Morgan ne put s’empêcher de sourire en saisissant l’appareil. C’était bien elle. Il ouvrit le message, toujours avec ce sourire stupide planté sur le visage. Je suis devant chez toi. C’était les messages qu’il préférait. Il adorait les visites surprises et, sachant qu’ils n’habitaient pas loin l’un de l’autre, elles arrivaient souvent. Il se leva rapidement, laissant son ordinateur tel quel, en pleine partie. Contrairement à beaucoup de garçons, il n’était pas du genre à faire attendre sa copine pour un simple jeu. Il la faisait rarement attendre, d’ailleurs. Il ne prit pas le temps de se recoiffer ou de vérifier sa tenue. Après tout, ils s’étaient vus dans les meilleures et dans les pires tenues, habillés, déshabillé. Il n’avait pas grand-chose à lui cacher. Vêtu d’un simple jean et d’un t-shirt gris, il marcha donc d’un pas assuré jusqu’à la porte d’entrée, l’ouvrant avec un grand élan. Salut toi, dit-il dans un souffle, se dirigeant directement vers elle. Ses lèvres vînt instinctivement trouver celles de la jeune femme, ses mains se frayant facilement un chemin jusqu’à ses hanches, chemin qu’elles avaient parcourues maintes et maintes fois. Morgan profita du baiser, des lèvres de sa bien-aimé contre les siennes, de la sensation de bonheur qu’il ressentait à chaque fois que cela arrivait – et ça arrivait pourtant souvent. Il fini par détacher ses lèvres de celles de Norah, se reculant légèrement pour pouvoir admirer le visage de la brunette. Il le connaissait par cœur, pourtant il adorait la regarder. Mon père est pas rentré du boulot, viens. Il attrapa sa main avant de la tirer à l’intérieur, sans vraiment lui laisser le temps de dire quoi que ce soit ou de contester.
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Sam Mortimer
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MessageSujet: Re: sometimes, the right path is not the easiest one (morgan)   Dim 6 Sep - 21:17


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Vous savez ce qu'on dit ? Que lorsque l'on vit nos derniers instants, c'est comme si notre vie entière défilait devant nos yeux. C'est un peu ce que je suis en train de vivre à l'instant même. Pas que je sois sur le point de mourir, bien sur que non. Mais en sachant très bien ce qui allait suivre, c'est comme si tous les instants de ma relation avec Morgan me revenait en pleine tête. Ce n'est peut-être pas la fin de notre relation. Peut-être que je dramatise un peu trop. Je m'en fais souvent pour rien et je le sais. Imaginant mille et un scénarios possibles dans ma petite caboche. Mais j'ai comme un mauvais présentement. Un très mauvais. Appelez ça l'intuition féminine si vous le voulez. Mais après tout, ce n'est pas moi qui prendra la décision. Ou pas seulement moi du moins. On dit que les relations à distance, ça peut fonctionner. Mais j'y crois moyennement. Même si j'aime Morgan plus que tout au monde. Je ferais tout pour lui. Je serais même capable d'abandonner le fait d'aller à Londres si il me le demandait je crois. Mais il ne me demanderait jamais ça. Et c'est aussi pour ça que je l'aime. « Salut toi ». Le son de sa voix me fait tout de suite sourire. Je n'aurais pas attendu longtemps. Je n'attends jamais longtemps. Je me sens comme une princesse quand je suis avec lui. Comme si j'étais la plus belle fille du monde. La personne la plus précieuse à ses yeux. J'espère réussir à le faire sentir de la même façon lorsqu'il est avec moi. Je ne sais pas si c'est rationnel, après tout je ne suis même pas encore sorti du lycée, mais Morgan est mon premier amour. Et je sens que c'est le seul et l'unique. L'amour d'une vie. Je sais que ça sonne comme une amourette d’adolescente dit comme ça. Mais c'est un fait. Je l'aime. Ses lèvres s'emparent des miennes à peine arrivé à ma hauteur. Je m'abandonne totalement. Comme a chaque fois, ses mains trouvent naturellement mes hanches, et les miennes trouvent naturellement sa nuque. Je ne m'en lasserais jamais. Si je voulais expliquer ce que je ressens, je ne pourrais pas. Ce n'est pas pour rien si il n'existe aucune définition à l'amour. Parce que c'est indéfinissable. Sans que je m'en rende compte, ses lèvres quittent les miennes et un son de protestation s'échappent de ma gorge. « Mon père est pas rentré du boulot, viens. ». Il me tire à l'intérieur et j'en ai déjà presque oublié la raison de ma venue. Presque.

A peine à l’intérieur, je le bloque contre la porte, l'embrassant une nouvelle fois. J'aimerais m'abandonner à cette sensation. M'y noyer. Lorsque je décide enfin de me décoller un petit peu, mes yeux se dirigent droit vers les siens. Il est tellement beau. Et il est mien. J'aimerais me laisser aller à mes pulsions. Qu'est-ce que j'en ai envie. Je suis a deux doigts d'y céder. Mais se serait de la triche. Pour lui comme pour moi. Lui laisser croire que tout va bien. Sentir sa peau contre la mienne en une danse que nous connaissons si bien. Et ensuite lui annoncer la nouvelle. Ça ne semble pas juste. Mais j'aimerais tellement vivre ça encore une fois avant de risquer de tout gâcher. Mais c'est un risque qu'il faut prendre. Peut-être qu'il voudra bien envisager une relation à distance. Peut-être qu'une fois mes études terminées, je reviendrais à Whitby et nous reprenions nos projets là où ils en sont. Peut-être. Ou peut-être pas. Je recule de quelques pas, et mon premier réflexe est de sourire comme une idiote. Comme une fille amoureuse. Mais mon sourire disparaît vite pour laisser place à ce qui pourrait être de la tristesse. « Il faut qu'on parle. ». Je déteste cette phrase. Qu'est-ce que je voudrais pouvoir la bannir du dictionnaire. Cette phrase n'annonce jamais rien de bon. Mais je ne savais pas par où commencer. Je ne sais toujours pas d'ailleurs. Alors je ne dis rien, et je lui tends la fameuse lettre. « Tu devrais lire ça... ».
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MessageSujet: Re: sometimes, the right path is not the easiest one (morgan)   Dim 6 Sep - 23:46



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Norah plaqua Morgan contre la porte d’entrée, ses lèvres s’emparant à nouveau des siennes. Morgan se laissa faire, répondant doucement au baiser, l’intensifiant petit à petit. Ses mains trouvèrent à nouveau ses hanches, puis glissèrent jusqu’à son dos, sous son haut. Ses doigts effleurèrent sa peau tandis que ses lèvres se mouvaient contre celles de la jeune femme. Elle finit par s’écarter légèrement, ses yeux rencontrant ceux du jeune homme. Il ne put s’empêcher de sourire, même s'il aurait voulu que cela dure plus longtemps. C’était toujours comme ça qu’il réagissait lorsqu’ils se regardaient, en souriant comme un imbécile. Il était tellement heureux avec elle. Il avait toujours pensé que, de toute façon, les couples ne tenaient pas. Qu’au bout d’un moment, on se lassait, on en avait marre, on avait envie de changement. Pourtant, en deux ans, il n’avait jamais eu envie de changement. Il l’avait pourtant connu assez jeune, on aurait pu croire qu’il aurait essayé de vivre d’autres histoires, d’autres aventures. Mais il n’en avait jamais ressenti la moindre envie. Elle était tout pour lui. Il n’avait besoin de rien d’autre. Juste d’elle. Mais Morgan remarqua que le sourire de la jeune femme disparu rapidement de son visage. Il faut qu’on parle. Il n’était pas idiot. Il savait que cette phrase n’apportait jamais de bonnes nouvelles. Pourtant, Morgan avait une confiance aveugle en sa relation avec Norah. Pour lui c’était évident, rien n’était jamais trop grave. Du moins, jusque là. Elle lui tendit ensuite une lettre, et le brun fronça les sourcils. En quelques secondes, il s’était imaginé beaucoup de scénarios, de raisons pour qu’elle lui balance ça comme ça. Il faut qu’on parle. Lui qui s’était imaginé passer l’après-midi à l’embrasser et à la serrer contre lui, ce n’était visiblement pas le cas de la jeune femme. Tu devrais lire ça, rajouta-t-elle, d'un ton presque incertain. Il prit la lettre d’une main, attrapant la main de sa copine de l’autre, et se dirigea vers le canapé.

Tous les deux s’assirent, et Morgan se força à paraître naturel. En réalité, il était inquiet. Il avait peur. Il ne savait pas ce qu’il allait trouver dans cette lettre, et ça l’effrayait. Alors, prenant une grande respiration, il attaqua la lecture de la lettre. Mademoiselle Norah Percy, nous avons l'honneur de vous annoncer que vous êtes acceptée au sein de notre établissement pour la rentrée prochaine, lit-il à mi-voix, presque dans un murmure. Ses yeux cherchèrent rapidement sur la feuille le nom de l’expéditeur. C’était de l’école de droit de Londres. Une des meilleures écoles du pays. Bien sûr, il en avait parlé avec Norah, plusieurs fois, et bien qu’elle ne lui ai pas dit qu’elle avait posé une candidature, il savait qu’on ne rentrait dans cette école qu’après de longues sélections. T’as été prise ? Il releva les yeux vers Norah. Son inquiétude avait totalement disparu, laissant d’abord place à de la surprise, puis à de l’euphorie. Bordel Norah, t’as été prise ! Il prit la jeune femme dans ses bras, la serrant contre lui, les yeux fermés. Il était fier d’elle. Lui, il n’avait jamais été le genre de garçons à étudier comme un fou. Après tout, il ne voulait être que garagiste, à quoi bon étudier ? Mais elle, c’était ce qu’elle voulait vraiment, et il le savait. Il resta ainsi quelques secondes avant de s'écarter légèrement pour la regarder de nouveau. Mais si t’as été prise … commença-t-il doucement, son visage proche du sien alors que ses doigts frôlèrent la tempe de la jeune femme avant de glisser derrière son oreille, ramenant en même temps une mèche de cheveux à sa place. Comment tu vas faire ? reprit-il. Ils ont des cours à distance, dans cette école ? Tout à coup, il commençait à réaliser.
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MessageSujet: Re: sometimes, the right path is not the easiest one (morgan)   Lun 7 Sep - 0:26


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J'avais envie de lui reprendre la lettre des mains, de la déchirer en mille morceaux et de ne plus jamais en reparler. J'irais à l'université de Whitby, je m'installerais avec Morgan. Tout ce qu'on avait prévu et ce dont nous avons parlé. Malheureusement, il y avait une inconnue dans cette magnifique équation. Au lieu de ça, je restais muette comme une tombe alors qu'il me prenait la feuille de papier des mains et qu'il m’entraînait sur le canapé. « Mademoiselle Norah Percy, nous avons l'honneur de vous annoncer que vous êtes acceptée au sein de notre établissement pour la rentrée prochaine. ». Je m'attendais à ce qu'il lise dans sa tête. Mais il se mit à lire à voix haute, comme pour en rajouter à mon calvaire. J'avais lu ces quelques lignes au moins une centaine de fois depuis ce matin. Qu'est-ce que je raconte, un millier de fois. Je la connaissais par cœur. Jusqu'à la moindre virgule et jusqu'au moindre point. Et je crois que je m'étais préparée à tous les scénarios possibles et imaginables quand je l'annoncerais à Morgan. A tous, sauf à celui là. « T’as été prise ? Bordel Norah, t’as été prise ! ». Je rêve où... Il a l'air content ? Le ton de sa voix et sa façon de me prendre dans ses bras. La perplexité que je ressens doit se lire sur mon visage. Mais j'ai l'impression de pouvoir respirer à nouveau. J’enfouis mon visage dans le creux de son cou. Je me suis probablement fait un sang d'encre pour rien finalement. J'aurais des cheveux blancs avant l'âge, c'est certain. Après tout, Londres, ce n'est pas si loin. C'est le même pays. Je pourrais revenir de temps en temps et il pourrait venir me rendre visite. Et il y a tellement de moyen de communication de nos jours, entre l’ordinateur et le téléphone portable. C'est sûr, ça allait être dur d'être loin de lui pendant cinq ans. Mais qu'est-ce que cinq ans pour toute une vie. J'avais eu tord de m'inquiéter. C'était mon Morgan. Et nous allions survivre à ça. « Mais si t’as été prise… ». Oh non... Le nœud dans mes estomac se reforma aussi sec. Je me laisse aller contre le contacte de sa main sur mon visage, sachant très bien ce qui allait suivre. « Comment tu vas faire ? Ils ont des cours à distance, dans cette école ? ». Et là, mon monde s'écroule. Littéralement.

« Non Morgan, il ne font pas les cours à domicile... ». Je n'ose même plus le regarder en face tellement j'ai envie de pleurer. Je ne vois pas ce que je pourrais lui dire d'autre. Je ne vois pas pourquoi lui mentir en lui disant qu'on y arrivera, qu'on trouvera une solution, que je n'irais pas dans cette école si il ne vient pas à Londres avec moi. Et je ne lui demanderais jamais une chose pareille. Jamais. Comme il ne me demandera jamais de rester. La vérité, la simple vérité c'est que cette école est à centaines de kilomètres d'ici. Peut-être même à des milliers. Ça y est, je pleure. Pas comme un crocodile non. Mais les larmes coulent silencieusement le long de mes joues. « Je ne sais pas quoi faire, je suis perdue. ». Je parle évidement de lui et moi. De notre futur ensemble. Et non de ma décision pour mes études. Si cela ne tenait qu'à moi, je la ferais cette fichue relation à distance. Mais ça ne tient pas qu'à moi. On est deux. « C'est injuste pour toi, je le sais, de te demander ça. ». Je ne sais même plus comment formuler mes phrases. Je ne sais même plus par où commencer. « Mais je ne peux pas te forcer... Te forcer à rester avec moi. ». Ma voix tremble, et je n'arrive pas à l'empêcher. Les couples se séparent en général parce qu'ils ne s'aiment plus ou parce qu'ils ont été infidèle. Ils ne devraient pas se séparer alors qu'ils sont fous amoureux l'un de l'autre. Ça me semble tellement irréel. J'ai l'impression d'être en plein cauchemar et de ne pas réussir à me réveiller. Sauf que c'est la réalité et que je ne dors pas.
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MessageSujet: Re: sometimes, the right path is not the easiest one (morgan)   Lun 7 Sep - 10:05



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Surprise et euphorie avait toutes les deux disparues, laissant place à de nombreux doutes. Plus les minutes avancées, plus Morgan comprenait de quoi il s’agissait vraiment. Il se doutait avant même de poser la question que l’école n’avait pas de cours à distance, c’était bien trop difficile à mettre en place dans une université de telle envergure. Et si elle était prise, si elle avait postulé, c’était peut-être parce que … Morgan se refusait à l’avouer. Pas tant qu’elle lui aurait dit elle-même. Malheureusement, ça ne tarda pas. Non, Morgan. Il ne font pas les cours à domicile, commença-t-elle doucement, et il se contente d’hocher doucement la tête. Ses yeux étaient détournés, et il n’aimait pas ça. Il aimait qu’elle le regarde, qu’elle lui parle clairement en le regardant dans les yeux. Mais ce n’était pas ce qu’elle faisait, là. Elle l’évitait, même si ils étaient à quelques centimètres seulement l’un de l’autre. Il continuait de la regarder, son pouce caressant doucement sa joue, quand il s’aperçu que la jeune femme commençait à pleurer. Il ne put s’empêcher de grimacer, cette situation n’allait pas en s’arrangeant. Il continua de caresser sa jour, essayant tant bien que mal de la rassurer. Je ne sais pas quoi faire, je suis perdue. Lui aussi, il se sentait perdu. Il ne comprenait pas, il ne voyait pas où elle voulait en venir. C’est injuste pour toi, je le sais, de te demander ça ; Mais je ne peux pas te forcer… te forcer à rester avec moi. Ses larmes continuaient de couler, sa voix tremblait, et Morgan ne savait pas quoi faire. Il passa ses bras autour d’elle, l’attirant doucement contre lui. Calme-toi… chuchota-t-il, déposant un baiser sur sa tête. On va trouver. On va s’en sortir. Mais ça, il n’en était pas sûr. C’était la première fois qu’ils devaient traverser une telle épreuve.

Morgan avait toujours été très doué pour trouver toutes les issues possibles dans les situations embarrassantes. En quelques secondes, il avait fait le tour des issues pour celle-ci. A vrai dire, il n’y en avait pas beaucoup. Il ne pouvait pas aller à Londres, c’était impossible. Il n’en avait ni les moyens, ni les capacités, ni même l’envie. Il n’avait jamais voulu quitter Whitby, parce qu’il était le genre de garçon à vouloir rester dans sa petite ville natale. Mais pour Norah, il l’aurait fait, bien entendu. Il aurait pris ses affaires, et serait aller à Londres avec elle. Mais il savait que ce n’était pas la bonne solution. Il aurait pu lui dire de rester ici, avec lui. Ils auraient loué une maisonnette et aurait vécu ensemble. Mais ça non plus, ce n’était pas la bonne solution. Il ne pourrait lui demander de mettre de côté ses envies et son bonheur. Elle voulait aller à Londres, sinon, elle n’aurait jamais postulé pour cette école. Il restait deux autres solutions : rompre, ou rester ensemble, à plus de 250 kilomètres l’un de l’autre. Ce n’était pas la ville à côté. Ils ne se verraient pas tous les week-ends ou toutes les deux semaines, c’était bien trop loin. Rompre semblait impossible pour lui. Il l’aimait, elle l’aimait. Pourquoi auraient-ils à rompre ? C’était ridicule. Pourquoi rompre alors qu’ils s’aimaient autant ? Il restait deux solutions, et Morgan ne savait pas laquelle il préférait. Tu … commença-t-il doucement, avant de se racler la gorge, se rendant compte que sa voix à lui aussi, était tremblante. Mais il ne voulait pas paraître faible. Il voulait se montrer fort, pour eux deux. La consoler, l’aider et trouver la meilleure solution, pour eux deux. Il voulait être un homme, pas un adolescent qui perdait sa copine. Tu voudrais faire quoi, pour nous ?
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MessageSujet: Re: sometimes, the right path is not the easiest one (morgan)   Mar 8 Sep - 14:00


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C'est parfois surprenant comment les choses peuvent passer du chaud au froid en l'espace de quelques secondes. Je ne pensais pas me retrouver dans cette situation un jour. Je sais que je suis jeune, peut-être trop jeune pour m'être dit que je finirais ma vie auprès de Morgan Davis. Mais je me le suis dit. Et je me suis projetée. Probablement trop tôt dans notre relation pour m'en sortir indemne. En voici la preuve. Nous avions beau nous aimer de tout notre cœur, j'avais comme l'impression que je savais déjà comment cette rencontre allait se terminer. J'espère me tromper. Et même si je me trompe et que cette rencontre n’aboutis pas à une séparation, j'ai cinq ans à faire à Londres. Pourrions nous survivre à ces cinq années. On dit que l'amour est plus fort que tout. Mais la réalité des choses c'est que parfois, l'amour ne suffit pas. La sensation de sa main contre ma joue me fait du bien. Et me fait du mal en même temps. C'est tellement contradictoire que je ne sais même pas comment l'expliquer. Je me laisse aller à fermer les yeux lorsque ses lèvres dépose un tendre baiser sur mon front. Qu'est-ce que j'adore quand il fait ça. Ça me calme. Je me sens aimée et protégée. « Calme-toi… On va trouver. On va s’en sortir. ». Je ne sais pas qui il essaie de convaincre ou de rassurer. Lui ou moi ? Probablement les deux. Peut-être qu'on s'en sortira. Mais pas avec un minimum de casse. Je ne sais pas si il réalise vraiment l'ampleur de la situation. Après tout, j'ai eu toute la journée pour tourner et retourner la situation dans ma tête. Lui, il réfléchis depuis à peine deux minutes. Nous n'avions jamais vraiment eu d'épreuves à surmonter dans notre relation. Des disputes de couple, comme il y en a toujours. Mais jamais de réelle épreuve avec de cruciales décisions. Il faut une première fois à tout. Mais si il avait quelqu'un qui pouvait y trouver une échappatoire, c'était bien lui. « Tu… Tu voudrais faire quoi, pour nous ? ». Sa voix à lui commence à trembler également. Ça n'annonce rien de bon.

« Je veux continuer, je ne veux pas te perdre. ». Ma voix à quelque peu arrêter de trembler. Ce n'est pas que je me sens mieux. Je crois même que je me sens de pire en pire. Mais c'est l'effet que mon amour à sur moi. Il arrive à me calmer rien qu'en me tenant dans ses bras. Il m'aide à rester forte. Il est mon piler. C'est pour lui que je me lève chaque jour. Je ne dit pas que sans lui je ne serais plus de ce monde, non. Mais quand je me lève le matin, c'est la première personne à qui je pense. Quand je m'endors le soir, il n'y a que lui dans mes pensées. Quand je vois un couple se tenir par la main dans la rue, quand je vois deux personnes amoureuses, quand je vois une femme enceinte ou quand j'entends qu'un homme à fait sa demande, je ne pense toujours qu'à lui. Que c'est avec lui que je veux vivre ça. Que c'est avec lui que je veux affronter toutes les épreuves de la vie. Les bonnes et les moins bonnes. Pour le meilleur et pour le pire comme on dit. « Mais il n'y a pas que moi qui doit prendre cette décision... ». Je respire doucement avant de continuer sur ma lancée. « Je te laisse le temps de réfléchir. Tu sais ce que moi je veux. A toi de voir ce dont tu as envie. Une relation à distance ou... ». Je n'arrive même pas à finir ma phrase. Ce que le « ou » implique me fait tellement mal. L'expression qui dit avoir le cœur briser en mille morceaux, c'est exactement ce que je ressens en ce moment même. J'en ai une douleur physique dans la poitrine. Comme si mon cœur ne pouvait pas supporter ce qu'il se passait et qu'il se déchirait.
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MessageSujet: Re: sometimes, the right path is not the easiest one (morgan)   Ven 11 Sep - 1:02



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Morgan la garda dans ses bras, son visage toujours aussi proche du sien, attendant une réponse de la jeune femme. Il doutait qu’elle ait une réponse parfaite, pourtant ça lui aurait bien facilité la vie. Si elle avait dit clairement je veux rompre, il n’aurait pas essayé de négocier. Il l’aurait sûrement embrassé une dernière fois avant de la laisser partir. Après tout, c’était sa vie à elle, aussi. Il savait depuis le début qu’ils étaient différents. Lui, casanier et sans grand projet d’avenir, elle, rêvant de devenir une grande avocate. Il le savait, et pourtant jusqu’à ce moment-là, ça ne lui était pas venu à l’esprit que peut-être, ça poserait problème un jour. Il s’attendait à ce qu’elle aille l’Université la plus proche, qu’ils emménagent ensemble, qu’ils se fiancent avant de se marier après les études de la jeune femme, puis qu’ils aient des enfants et peut-être un chien. Morgan avait fait le tour de la question mille fois, il ne voyait pas sa vie se dérouler autrement. Et pourtant, si. Il allait le falloir. C’était sa vie, et si elle voulait partir, si elle voulait rompre, il l’accepterait. Il la laisserait partir, pour son bien. Je veux continuer, je ne veux pas te perdre. La voix de la jeune femme tira Morgan de ses pensées. Son cœur ne sût pas vraiment comment réagir. Une partie était heureuse, heureuse de voir que Norah, même ambitieuse, aimait le garçon et ne voulait pas le laisser tomber. L’autre partie angoissée. Si lui non plus ne voulait pas la perdre, il ne savait pas pour autant s’il supporterait une relation à distance. Mais il n’y a pas que moi qui doit prendre cette décision. Ca, il le savait bien. Et c’était bien ce qui l’angoissait. Le jeune homme n’avait pourtant jamais vraiment eu de soucis lorsqu’il s’agissait de prendre des décisions, contrairement à d’autres. Mais cette fois, c’était différent. Cette fois, c’était Norah, et s’il prenait la mauvaise décision, il ne se le pardonnerait jamais.

Il se rappela alors de ce qu’on lui avait dit sur les relations à distance. Que c’était toujours plus simple pour celui qui partait, que celui qui restait. Celui qui partait, il voyageait, rencontrait de nouvelles têtes, de nouvelles personnes, de nouveaux paysages. Il avait ses journées remplies de nouvelles expériences. Mais celui qui restait, lui, n’avait droit qu’à de la routine. Morgan était celui qui restait. Alors que Norah serait dans sa nouvelle école, à faire quelque chose qui la passionne, à visiter la capitale, à se faire de nouveaux amis, lui serait ici. Il se lèverait tous les matins pour aller au garage de son oncle où il passerait la journée, puis il rentrerait et s’enfermerait dans sa chambre, seul. Elle ne viendrait pas le voir, ils ne passeraient pas le reste de la journée ou même la nuit ensemble, non. Pendant qu’elle, sûrement trop occupé pour ne même penser à lui, s’amuserait, il resterait seul à Whitby. Cette pensée-là lui glaça les os, ne s’imaginant aucunement vivre une telle routine. Après tout, la seule chose qui rendait ses journées un peu moins monotone, c’était Norah. Sans Norah … Il était perdu. C’est juste que … Il ne savait pas comment dire ça. A vrai dire, il ne savait même pas ce qu’il allait dire. Il était à un stade où le cerveau pense une chose et le cœur pense l’autre. Où il essayait de se persuader lui-même que, après tout, ce n’était pas si loin. Mais la réalité était telle que, si, Londres était loin. Oui, Norah aller partir. Oui, il allait la perdre, d’une façon ou d’une autre. Il aurait le cœur brisé, soit de la voir partir sans lui, soit de la perdre, peut-être à tout jamais. Je sais pas si je pourrais. Et pareil pour toi. Il releva les yeux vers elle, retenant tant bien que mal les larmes de se former. Il voulait être fort pour elle, ne pas s’écrouler. On parle pas seulement d’une année là, pour être avocat il te faut au minimum cinq ans d’études, finit-il par reprendre. Tu te vois rester cinq ans avec un mec que tu ne vois pas ? Ou peut-être, un week-end par mois ? Et puis, il y aura tous les autres élèves. Et tous les Londoniens en général. Il finit par détourner le regard, le baissant doucement afin de ne plus voir le visage de la jeune femme lorsqu’il prononcerait sa prochaine phrase. Norah, je t’aime, vraiment. Mais ça tiendra pas. On y arrivera pas, pas cinq ans. Il serra la mâchoire. Cette phrase-là dites à voix haute, c’était plus de douleur qu'il ne pouvait le supporter.
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Sam Mortimer
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MessageSujet: Re: sometimes, the right path is not the easiest one (morgan)   Mer 16 Sep - 20:22


- sometimes, the right path is not the easiest one -
norah percy & morgan davis
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Je sais ce que tout le monde dit sur les relations à distance. J'étais d'ailleurs la première a dire que ce genre de relation finissait toujours mal. C'est déjà dur pour un couple lorsque celui ci vit dans la même ville, alors à l'autre bout du pays. Après tout, je ne pensais pas me retrouver dans cette situation un jour. Je ne pensais pas avoir à vivre une histoire avec un homme à des centaines de kilomètres loin de l'autre. Comme quoi, l'avenir nous réserve parfois des surprises. Et cela m'a évidemment fait réfléchir. J'ai envie de lui dire qu'au bout du compte, ce n'est pas la distance qui fou en l'air une histoire. C'est les doutes qu'engendrent cette relation qui fiche tout en l'air. Mais je ne dis rien. Je lui ai déjà dit que je ne voulais pas le perdre, que j'étais prête à tenter si il l'était lui aussi. Maintenant le choix lui revenait, et peu importe ce qu'il déciderait, j'accepterais sa décision. « C’est juste que… ». Je vois qu'il est partagé, tout comme moi. Comment ne pas l'être. Nous sommes amoureux, et nos sentiments parlent a notre place. Mais il faut aussi penser avec sa tête à l'heure d'aujourd'hui. Ce que j'ai beaucoup de mal à faire, je préfère me voiler la face. C'est tellement plus simple. Et j'ai besoin de simplicité là, tout de suite. « Je sais pas si je pourrais. Et pareil pour toi. ». J'hoche doucement la tête. J'ai la gorge si nouée que je ne sais même pas si les mots arriveraient à sortir de ma bouche si je le voulais. Je ne peux pas parler pour lui. Certes, je ne peux pas dire que je pourrais pendant cinq longues années, mais je suis vraiment prête à essayer. Pour nous. Pour lui. Pour cet avenir que l'on s'était promis. Les larmes que je vois se former au coin des yeux de l'homme que j'aime me brise tout simplement le cœur. Mais je ne détache pas mon regard du sien. « On parle pas seulement d’une année là, pour être avocat il te faut au minimum cinq ans d’études. Tu te vois rester cinq ans avec un mec que tu ne vois pas ? Ou peut-être, un week-end par mois ? Et puis, il y aura tous les autres élèves. Et tous les Londoniens en général. ». Sauf que je ne veux que lui. Mais il finit tout de même par détourner les yeux. « Norah, je t’aime, vraiment. Mais ça tiendra pas. On y arrivera pas, pas cinq ans. ».

Ma mâchoire se serre. Mes yeux me piquent. Je me mors même la langue pour essayer que la douleur physique prenne le pas dur la douleur du cœur. Mais c'est peine perdu. J'ai l'impression que mon monde s'écroule. Je sais ce qu'on dit, que le temps répare toutes les blessures. Après tout, c'est moi qui veut aller faire mes études à la capitale. La raison me dit que la douleur ne durera pas. Que je finirais par l'oublier. Par passer à autre chose. Mais la raison n'est pas ma meilleure amie pour le moment. Pour moi, il n'y avait que Morgan. Mais il a prit sa décision. Et je la respecte, même si j'aimerais être la pire égoïste du monde à l'heure qu'il est. Je ne sais pas quoi dire. Je ne sais pas quoi faire. J'ai presque envie de me mettre a genoux et de le supplier de me garder. Mais il faut que je me montre forte. Je sais que cette décision est aussi dur pour lui que pour moi. La moindre des choses à faire est de lui faciliter la tâche. Soufflant un bon coup pour empêcher mes larmes de franchir la barrière de mes yeux, je me lève du canapé. Je me penche pour déposer un bisou sur sa joue. Mes lèvres s'y attardent plus qu'elles ne le devraient. « Prends soin de toi Morgan. ». Ma voix n'est qu'un murmure prés de son oreille. Mais j'ai peur qu'en parlant plus fort, je ne m'effondre tout simplement. Je le regarde une dernière fois avant de prendre la direction de la porte. Je ne veux pas le quitter, mais je ne peux pas rester. J'ai besoin d'air. J'ai besoin de crier. De courir jusqu'à épuisement. Tout pour me vider d'esprit. Plus les secondes passent, plus la douleur s'intensifie. Au point que j'ai l'impression que je ne vais pas y survivre si ça continuer. Parce que pour le moment, tout ce que j'arrive a penser, c'est que terminé. Définitivement terminé. Et que je ne peux m'en prendre qu'à moi même. Je ferme la porte derrière moi, laissant la personne qui compte le plus pour moi au passage.
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